À BOUT DE SOUFFLE : L’ÉTÉ DES ENTREPRENEURS

Étude juillet 2017

À propos de l’étude

Vistaprint fournit des supports marketing à des millions d’entrepreneurs à travers le monde, qu’ils soient commerçants, artisans, fondateurs de start-ups, exerçant des professions libérales ou encore à la tête de PME industrielles. Pour renforcer le lien avec ses clients, l’entreprise étudie régulièrement leurs usages, leurs comportements et leurs opinions sur une variété de sujets autour de l’entrepreneuriat.

L’étude suivante se penche sur l’équilibre travail/vie privée des entrepreneurs. Vistaprint pose la question de savoir si les entrepreneurs français ont des difficultés à prendre des vacances et si cela a un impact sur les performances au travail comme sur leur santé. L’étude Vistaprint a été conduite auprès de 500 chefs de petites et micro-entreprises en France.

Résumé de l’étude

L’étude suivante révèle que la majorité des entrepreneurs français est psychologiquement et physiquement épuisée. Du reste, 60 % des entrepreneurs trouvent que gérer leur entreprise est émotionnellement épuisant.

Les chefs de petites entreprises savent que prendre des vacances est bénéfique pour leur santé et pour leurs performances. Ils sont d’ailleurs 68 % à se sentir plus énergiques à leur retour de congés.

Pourtant, ils sont encore trop nombreux à ne pas prendre suffisamment de vacances. Cet été, les entrepreneurs prendront moins de 10 jours de vacances en moyenne et 12 % d’entre eux ne prendront aucun jour de repos.

Résultats

Quel est l’impact de la gestion d’entreprise sur la santé des entrepreneurs ?

Gérer une entreprise peut être une des activités les plus gratifiantes dans une vie. Vivre de sa passion, répondre à un besoin, solutionner des problèmes ou créer de l’emploi sont quelques-uns des buts nobles de l’entrepreneuriat. Ces responsabilités peuvent néanmoins être lourdes à porter lorsque le chef d’entreprise se sent submergé.

L’étude Vistaprint révèle que la gestion d’entreprise a un impact délétère sur la santé de plus du tiers des entrepreneurs interoggés. 38 % d’entre eux se sont déjà retrouvés affectés physiquement par la gestion de leur entreprise.

60 % des entrepreneurs trouvent que gérer leur entreprise est émotionnellement épuisant

La santé mentale est la plus grande victime de l’entrepreneuriat. 59 % des entrepreneurs ont déjà fait l’expérience de troubles du sommeil liés à la gestion de leur société et 57 % ont senti une augmentation de leur niveau d’anxiété depuis qu’ils sont leur propre patron.

De nombreux entrepreneurs se sentent isolés et ne savent pas vers qui se tourner lorsqu’ils ont des problèmes. C’est pourquoi la famille se révèle être un des piliers centraux dans la vie des chefs d’entreprise.

49 % des entrepreneurs français disent travailler trop

Pourtant, 39 % d’entre eux ont déjà constaté une dégradation de leur vie de famille/vie de couple due à la gestion de leur entreprise. En cause ? Des journées trop chargées.

De nombreux entrepreneurs pensent avoir atteint le point de rupture et 57 % éprouvent régulièrement une baisse de motivation significative.

Les entrepreneurs français prendront-ils des vacances cet été ?

Pour les entrepreneurs, les vacances sont souvent un luxe, surtout lors des premières années de leur activité. Pour 53 % d’entre eux, prendre des jours de repos rime avec baisse de revenus. 43 % craignent également des problèmes d’organisation. Alors que les vacances sont synonymes de détente pour l’immense majorité des salariés, 41 % des chefs d’entreprise sont stressés à l’idée de partir et d’ainsi laisser leur entreprise.

Les jeunes entrepreneurs, moins expérimentés et à un stade plus précoce de leur activité, se révèlent bien moins sereins à l’idée de prendre des congés que leurs congénères plus expérimentés. 75 % des 18-24 ans craignent des problèmes d’organisation quand ils partent en vacances, contre seulement 28 % des plus de 55 ans. Plus alarmant, 40 % des entrepreneurs de 18-24 ans se sentent coupables de prendre des vacances.

Les professionnels de la santé recommandent généralement de prendre au minimum deux semaines de vacances durant la période estivale. Pourtant, la majorité des entrepreneurs ne respectent pas ces recommandations.

12 % des entrepreneurs ne prendra aucune vacance cet été

Cet été, les entrepreneurs ne seront que 32 % à prendre plus de 15 jours de vacances. Ils prévoient de prendre en moyenne 9,6 jours de vacances, alors qu’ils estiment en avoir besoin d’au moins 12 ou 13 pour pouvoir recharger les batteries.

Existe-t-il des différences régionales ?

Les entrepreneurs parisiens prennent davantage de vacances. Ils seront 68 % à prendre plus de 15 jours de vacances cet été, contre 52 % pour les entrepreneurs du reste de la France. L’été dernier, ils ont pris en moyenne 10,2 jours de vacances, contre 9 jours pour les autres.

Les entrepreneurs parisiens ont aussi moins de scrupules à prendre des vacances. Seulement 22 % des entrepreneurs parisiens se sentent coupables de partir en vacances, contre 40 % pour les entrepreneurs du nord-est.

Si les entrepreneurs parisiens ont besoin de prendre davantage de vacances, c’est aussi car ils sont nombreux à penser qu’ils travaillent trop. Les entrepreneurs parisiens sont 56 % à trouver qu’ils travaillent au-delà de leurs limites, contre 47 % pour les entrepreneurs du reste de la France

Quid des jeunes ?

Cet été, les jeunes entrepreneurs prendront moins de jours de vacances que les entrepreneurs plus expérimentés. Ils seront 14 % à ne prendre aucun jour de vacances.

En cette période estivale, 39 % des entrepreneurs de 18 à 24 ans prendront moins de 8 jours de vacances. Ils ne seront que 11 % à s’offrir plus de 15 jours de vacances.

À l’inverse, les plus de 55 ans prennent davantage de jours pour pouvoir se reposer. Ils prendront 3 jours de vacances de plus que leurs jeunes congénères cet été. Mais cela n’est pas suffisant, puisque 60 % d’entre eux estiment avoir besoin de prendre plus de 15 jours. En réalité, ils ne sont que 40 % à pouvoir le faire.

Digital Detox ?

Depuis le 1er janvier 2017, la législation française a mis en place le Droit à la déconnexion. Son objectif : demander aux entreprises de mettre en place des dispositifs de régulation sur l’utilisation des outils numériques lorsque leurs salariés sont en congés. Une initiative qui promet de respecter le temps de repos des employés… mais les chefs d’entreprise sont encore loin de l’appliquer pour eux-mêmes ! En effet, 57 % des chefs d’entreprise consultent leurs e-mails ou leur téléphone professionnel pendant leurs vacances.

Les vacances, vitales pour les chefs d’entreprise et leur entreprise ?

Les entrepreneurs sont globalement réticents à prendre des vacances quand bien même ils savent pertinemment à quel point se ressourcer hors de leurs locaux pourrait leur être bénéfique. L’étude Vistaprint révèle que plus des deux tiers des entrepreneurs se sentent en meilleure forme physique et mentale au retour des vacances. Être capable de se détendre et de prendre du temps loin du travail permet également d’être plus productif à son retour. À la question « Comment vous sentez-vous au retour des vacances ? », les entrepreneurs ont répondu à 80 % plus énergiques, à 72 % plus créatifs et plus détendus, à 68 % plus productifs et à 57 % plus patients avec leurs collaborateurs.

Prendre des congés a donc un effet bénéfique sur la santé des entrepreneurs, sur leurs performances au travail, mais également sur leur vie privée et leur bonheur. 60 % d’entre eux estiment que leur vie de famille/vie de couple se porte mieux après avoir pris des vacances.

74 % des entrepreneurs se sentent plus heureux au retour des vacances

Mais les entrepreneurs sont comme tout le monde et bien qu’ils reviennent plus heureux et plus énergiques de leurs vacances, la reprise peut parfois être un peu laborieuse. Ainsi, 45 % d’entre eux trouvent qu’il est difficile de se remettre au travail à la rentrée.

Conclusion

Bon nombre de chefs de petites et micro-entreprises français sont à bout de souffle. Loin des recommandations des professionnels de santé, ils craignent de partir en vacances pour des raisons financières ou d’organisation. Résultat : leurs performances au travail, leur santé et leur bonheur en pâtissent. Pourtant, en organisant bien leur départ et en anticipant la baisse de chiffre d’affaires, prendre des vacances pourrait leur être salvateur.